L’étalement de la banlieue : conséquence de la densité urbaine

banlieue

L’exode vers les banlieues est de plus en plus marqué, surtout chez les jeunes familles. En effet, lorsque la famille s’agrandit, on cherche habituellement un logement plus grand, idéalement une maison avec un terrain où les enfants peuvent s’amuser en toute sécurité.

Or, le prix des maisons est de plus en plus élevé dans la métropole. Même les couples ayant un salaire au-dessus de la moyenne peuvent difficilement se permettre d’acheter en ville. La densité de la population urbaine contribue nécessairement à augmenter le prix des habitations ; simple principe de l’offre et de la demande.

La qualité de vie

Mais le calcul des dépenses n’est pas le seul facteur qui influence la décision relative au lieu de résidence. La qualité de vie est souvent le critère le plus important à ce niveau. «En achetant une propriété, on achète aussi un quartier. Il faut s’y sentir bien», affirme Josée Dion, urbaniste, conseillère pour la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Il s’avère que la qualité de vie est grandement influencée par la densité de la population. Le trafic, les espaces restreints, la construction et le bruit constituent des conséquences désagréables de la densité urbaine. Il n’est pas étonnant que beaucoup de gens, spécialement les jeunes familles, cherchent un environnement plus paisible, sans pour autant sacrifier l’accès à différents services et à la vie culturelle.

En raison de ses quatre universités, Montréal foisonne de jeunes étudiants. Or, une fois les diplômes obtenus, de plus en plus de jeunes professionnels et de familles partent vivre en banlieue, ce qui contribue au développement et à la dynamisation de cette dernière.

Si vous décidez, par exemple, d’acheter un condo dans les Laurentides ou une maison à Ste-Sophie, vous bénéficierez d’un prix largement inférieur à celui de Montréal tout en ayant accès à plusieurs services intéressants.

Le développement des banlieues

La densité urbaine a donc pour conséquence le développement des régions périphériques. On y trouve de plus en plus de services : des cafés, des restaurants, des micro-brasseries et autres commerces qui étaient autrefois disponibles exclusivement en région urbaine. Il s’en suit qu’il n’est plus nécessaire d’habiter en ville pour être près de services intéressants.

La décision d’acheter en ville ou en banlieue dépendra des priorités de chacun. Le mode de vie et le lieu de travail influencent aussi la décision. En effet, si vous travaillez en ville et avez l’habitude de vous rendre au bureau à vélo ou en autobus, il faudra prévoir l’achat d’une voiture et considérer cette dépense dans nos calculs.

Plusieurs préféreront acheter un condo dans les Laurentides offrant un contact avec la nature et la tranquillité pour beaucoup moins cher qu’un condo en ville. Ceux qui veulent encore plus d’espace et un grand terrain pour le même prix opteront pour une maison dans une ville comme Ste-Sophie où l’on retrouve de beaux parcs et boisés ainsi que l’esprit de communauté. Il s’agit d’un environnement très agréable pour élever des enfants, sans être trop loin de la métropole.

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